Art-thérapie

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L’art-thérapie est un cheminement qui permet aux personnes accompagnées par un médiateur ou une médiatrice d’avoir accès à leur monde intérieur, leur monde créatif, en utilisant des média et des supports, tels la peinture, l’écriture, le modelage, le collage... pour exprimer ce monde, le mettre en forme, trouver un chemin d’accès vers ses énigmes, ses secrets, ses significations et transformer ce monde tout en se transformant soi-même.

L’art-thérapie fait partie des méthodes centrées sur le soin à la personne, que celle-ci soit en souffrance, en détresse, en difficulté, ou en questionnement sur son développement, sa profession, son existence, sa santé physique et psychique, ses liens familiaux, affectifs et sociaux.

L’art-thérapie s’intéresse au processus psychique et thérapeutique qui se joue à l’intérieur d’un atelier et met en travail, par le biais des médiations créatives, les problématiques psychiques, physiques et sociales des personnes. En ce sens, la production d’œuvres, leur achèvement, leur « réussite » voire leur rendu public y sont beaucoup moins urgents, essentiels que le processus lui-même.

Le rôle et la position de l’art-thérapeute

L’art-thérapeute, formée à des méthodes d’écoute et d’analyse bienveillantes, accompagne le cheminement des personnes, leur offre un cadre rassurant, et des dispositifs créatifs favorables à l’imaginaire et à la transformation de soi.

L’art-thérapie permet de travailler le dialogue que les personnes entretiennent avec leur monde intérieur, leur espace de pensées ou leurs difficultés à penser et permet aussi de travailler le liens aux autres, sa place parmi le groupe lorsque l’atelier est collectif. L’art-thérapie s’intéresse donc à l’énigme que chacun de nous porte en soi et à tout ce qui peut se symboliser dans un travail créatif comme symptôme, angoisse, non-dits, blocages, souffrances.

« Son itinéraire aventureux va de l’inconnu à soi que l’on est vers l’inconnu de soi que l’on crée. »

Jean-Pierre Klein,
Cahiers jungiens de psychanalyse 2012/1 (N° 135), p. 75-96.

L’art-thérapeute n’est là ni pour juger de la qualité d’une œuvre ni pour lui donner une signification et une interprétation appuyée. Sa position est celle d’un tiers qui offre une présence et un cadre rassurants, un regard bienveillant et stimulant, des dispositifs créatifs et des consignes favorables à l’expression et à la transformation de soi.

L’art-thérapeute est formé.e à ces méthodes d’écoute et d’analyse, à l’impact des médiations et des supports et des matériaux qu’il ou elle utilise, ainsi qu’au développement psychique, à la psychopathologie et ses différents troubles ou handicaps, et aux problématiques qui s’expriment dans des liens sociaux. L’art-thérapeute est très attentif à ce qui se joue dans les mouvements de transfert de la personne vers ce qu’elle crée, vers les matériaux qu’elle utilise, qu’elle choisit ou rejette, vers le groupe, vers le ou les animateurs tout comme il est attentif au contre-transfert qu’il va vivre lui-même. Il ou elle est en capacité de par sa formation et sa pratique de prendre part au sein d’une institution de soins à la prise en charge collective thérapeutique des personnes. Enfin, il peut ouvrir des passerelles, trouver des résonnances entre les œuvres crées dans ses ateliers et l’histoire et la pratique des arts, afin d’inscrire les personnes participantes dans une culture commune, vivante et partagée.

« Il s’agit en quelque sorte de créer des « mises en forme imaginaires de soi-même », des déclinaisons de son identité à travers des formes artistiques dans un parcours de créations qui provoquent peu à peu la transformation du sujet créateur, qui lui indiquent un sens, partent de ses douleurs et de ses violences, de ses folies, de ses joies aussi, de toutes ses intensités, de ses idéaux comme des forces obscures, pour le faire le matériau d’un cheminement personnel. En bref, comme on l’a parfois dit, « transformer la merde en engrais ».
Jean-Pierre Klein,
«L'art-thérapie», PUF, 1997, p 42.

Contenu et déroulé des séances

En fonction des problématiques à traiter, des diagnostics, et du désir exprimé par les personnes, rêver tout haut propose des accompagnements qui incluent de manière croisée ou non, le collage, l’écriture, le modelage, la peinture, la musique, le théâtre, la fabrication d’objets, la vidéo et la photographie.

Les séances sont régulières ou ponctuelles, individuelles ou groupales, peuvent avoir lieu en cabinet, dans un lieu associatif ou dans un lieu de sociabilité, comme les maisons des quartiers. Les séances peuvent aussi avoir lieu en institutions médicales, elles y sont alors prescrites par un médecin et font partie d’une prise en charge thérapeutique globale.

Leur bonne durée se situe entre 1 heure et 2 heures et se passe en trois temps : temps d’accueil, temps de fabrication ou de mise au travail, puis temps de reprise où est évoqué ce qui a été ressenti par les uns et les autres durant l’atelier.

Ce qui se passe à l’intérieur d’un atelier reste confidentiel, et les œuvres créées, les traces laissées restent la propriété des personnes participantes.

« A peine une aquarelle est-elle faite (en dix à quinze minutes), voilà que j’étale une nouvelle feuille de papier sur ma planche, et avec beaucoup d’eau, les couleurs, les rouges surtout, pour crier, crier malheur, crier détresse, crier délire, crier tout ce qui crie à ce moment et veut se jeter au-dehors (qui n’est pas nécessairement à moi...) Ce que c’est ? Eh, cela vient en criant, voilà ce qui m’importe. Comme j’ai le cœur léger après tout cela, malgré l’épuisement ! Quel bien je me suis fait ! Si je pouvais faire à d’autres seulement la moitié du bien que je me fais, je n’aurais pas de gêne à aller fréquenter le monde. Qui peut donner cela ne peut être mal reçu. »

Henri Michaux, « Passages »

rêver tout haut propose donc des ateliers d’art-thérapie avec une médiation que l’on pourrait qualifier de « classique »  comme la peinture, le collage, ou l’écriture. Ces médiations peuvent être choisies de manière unique, mais elles peuvent aussi être utilisées en alternance et de manière complémentaire. Nous pouvons ainsi passer de la fabrication d’un objet à de l’écriture, de la photographie à la peinture, du collage à l’écriture...

L’association propose aussi des médiations plus originales comme par exemple, un atelier pour mères et bébés en problématiques de liens, qui leur permet de découvrir de petites percussions, de jouer avec des rythmes, de remettre le corps en mouvement et de composer des berceuses, écrites à partir des mouvements de l’enfant, et de ce que la mère peut dire de lui.

L’association anime aussi un atelier de fabrication d’objets à partir d’objets récupérés dans les déchetteries ou les greniers. Le glanage faisant partie de la séance d’art-thérapie et permettant de sortir de l’atelier, ce qui parfois donne un mouvement bienvenu. Cet atelier permet notamment de travailler sur la notion de « mise au rebut ».

rêver tout haut anime aussi des ateliers en extérieur et propose de fabriquer des objets, des tableaux à partir de matières organiques ramassées dans les jardins ou les forêts, ce qui permet de mettre au travail tout ce qui concerne le monde sensoriel.

Ces quelques exemples ne sont bien-sûr pas exhaustifs et l’association a à cœur de continuer d’inventer de nouvelles médiations.

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